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3/13/2019
Les diverses formes de jeûne court ou intermittent pour contrôler l’inflammation et l’excès de poid
Le jeûne court, le jeûne intermittent ou le jeûne périodique sont des termes qui indiquent des périodes plus ou moins longues de privation volontaire de nourriture, gérées de différentes manières. De nombreux effets ont été démontrés, notamment sur la régulation du poids, de l'inflammation et sur le contrôle de nombreuses maladies.

Sans prendre en compte les motivations associées au jeûne, on sait que le “jeûne prolongé” diminue le métabolisme alors que les diverses formes de “jeûne court” qui sont de plus en plus pratiquées aujourd’hui permettent d’activer le métabolisme, de réduire l’inflammation et de faciliter la perte de poids.

Parmi les différentes formes de jeûne court, il existe le jeûne intermittent qui consiste à manger seulement à certaines heures de la journée ou à jeûner par exemple un jour par semaine; le jeûne périodique qui se déroule sur une période supérieure à 48h ou le semi-jeûne qui consiste à ne pas dépasser 600 calories par jour pendant 5-6 jours consécutifs.

Sur la base de notre expérience clinique, nous recommandons le jeûne “court” d’une durée de 15 à 18 heures, 2 ou 3 fois par semaine, comprenant les heures de sommeil. Dans la pratique, il s’agit de prendre le petit déjeuner, le déjeuner suivi d’une collation saine en fin de journée puis de ne boire que de l’eau (ou infusions, thé ou café sans sucre) jusqu’au petit déjeuner du lendemain. En d’autres termes, il s’agit d’aller dormir sans dîner. C’est simple et bénéfique pour le contrôle et la régulation de l’insuline, facilitant le déstockage des graisses.

Pendant des années, sur base de certaines convictions découlant du traitement du diabète, on a pensé à tort qu’il fallait 3 repas principaux par jour, complétés par des collations pour tuer la faim. Malheureusement, cette logique s’est avéré contre-productive, entraînant une augmentation des cas d’obésité, même chez les patients diabétiques. Au contraire, le jeûne court ou intermittent a montré des résultats bien plus efficaces pour contrôler la maladie.  

Cette forme de jeûne permet d’activer le métabolisme et la mobilisation des graisses, et a des effets positifs sur la régulation des glucides, des lipides et des cytokines inflammatoires.

Sans parler des conséquences directes sur le plan esthétique, il est important de souligner l’importance du jeûne court comme mesure contre l’inflammation qui, on le sait, peuvent être à l’origine de maladies dégénératives telles que le cancer. En effet, en 2016, un groupe de chercheurs a démontré qu’augmenter la durée de l’intervalle de jeûne nocturne – une stratégie simple et non pharmacologique – pourrait réduire le risque de récidive du cancer du sein.

La considération la plus importante, par conséquent, est qu’il est non seulement bon de comprendre sur une base individuelle ce qu’il faut manger (ce que vous permet un test comme le BioMarkers Food Inflammation Test), mais aussi quand il faut manger, pour ajuster efficacement son régime alimentaire.

Alors…. on saute le dîner ce soir ?